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INAUGURATION
DES ESCALIERS DE LA COTE AU LAIT |
En présence
de Mme FEIDT, députée, du Président du Conseil de Développement du Val de Lorraine,
Maires, Conseillers
municipaux.
Discours de Didier BIANCHI, maire de LIVERDUN |
| La décision
de réhabiliter cet axe si particulier de la rue Adam paraissait chose assez
claire. Il convenait de restaurer un escalier de 127 marches dans un état assez
lamentable, construit il y a 40 ou 50 ans dans un esprit purement fonctionnel. Il est apparu immédiatement qu’il ne s’agissait pas de rénover une rue, mais bien de redonner une âme à ce qui est bien plus qu’un axe de transfert. Le souci de la municipalité n’était pas de permettre un passage, mais d’autoriser au contraire un arrêt, d’utiliser cet espace urbain particulier comme un lieu d’appropriation de la ville. Le projet devait s’inscrire dans un logique culturelle et patrimoniale, permettant aux visiteurs de cheminer en restant dans l’axe touristique de la ville, qui part de la Moselle, puis passant par la cote au laye, rejoint le château Corbin, le lavoir, la rue St Pierre et ses maisons canoniales, la place de la Fontaine et ses arcades, l’Eglise et le presbytère et enfin l’ensemble maison du gouverneur/ Porte Haute. L’objectif participait ainsi de la volonté de la municipalité d’installer ce cheminement continu au travers des richesses de notre patrimoine, et devenait un élément fort de notre stratégie touristique. Nous avons besoin de mettre en évidence nos atouts pour que le visiteur soit guidé de lieu en lieu, sans interruption du charme, sans rupture du sentiment de l’histoire de la ville. |
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C’est assez
facile dans la ville médiévale, c’est assez facile sur les bords de la
Moselle grâce à un site naturel de qualité, encore fallait-il créer, entre
les deux, un trait d’union appréciable, mais aussi remarquable en lui-même. La dimension du passé ne s’arrête pas cependant à l’histoire. Elle relève aussi de nos propres enfances. Avant l’invention du skate board, nous nous sommes tous ouvert les fonds de culotte sur la vieille rampe, nous nous sommes tous plus ou moins ouvert le crâne à l’arrivée quelquefois brutale en bas. Nous avons tous hésité devant le cruel dilemme d’emprunter la grande rue à 24% de pente ou les 127 marches de la cote au lait qu’il convenait de monter en rythme lent, au pas de montagne, sauf à arriver quasi mourant à l’ancienne mairie, le souffle court et la trogne rougissante. Les liverdunois ont donc une histoire personnelle, pour ne pas dire un compte à régler, avec cet escalier. Il s’agissait alors d’être fidèle à ces souvenirs d’enfance, à ne pas trahir le passé et à respecter cet attachement sentimental que les liverdunois ont pour cet ensemble. |
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Cette inquiétude
, beaucoup de liverdunois l’ont manifesté et sont venus nous voir en nous
disant : « ne laissez pas faire n’importe quoi, ne défigurez pas notre
cote au lait ». J’ai reçu dans ma boite aux lettres des reproductions
de cartes postales anciennes avec des mots d’accompagnement m’incitant à
respecter cette histoire, à s’en inspirer. |
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Le projet
Cuzon-Weill mariait bien le poids de l’histoire locale, la volonté de faire
un lieu de calme, permettant de profiter du site, s’intégrant dans un
environnement de jardins et proposant des zones de repos dans un équipement qui
a su éviter la lourdeur, l’aspect massif, grâce à des combinaisons de matériaux
mais aussi à l’intégration d’œuvres d’art de Milutin MRATINKOVIC. |
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Une autre
dimension artistique est également proposée par le photographe Jean-Michel
Husson qui, à la demande d’Alain Cuzon, a suivi la construction de
l’escalier, des hommes qui y ont travaillé, du bouleversement du chantier.
Les 20 photos, que j’ai découvertes hier, sont superbes et au delà de leur
qualité, créent une ambiance de démesure que l’on sent maîtrisée par le
calme des ouvriers, leur sorte d’assurance tranquille, leur compétence. |
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Au final, je
crois que le pari est réussi. En tout cas, cela semble être l’avis des
liverdunois dont nous attendions le verdict avec crainte. Il ne fallait
pas tomber dans l’écueil du modernisme, pas plus qu’il ne fallait succomber
aux sirènes du passé à tout prix. |
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En
collaboration avec le conseil de développement du Val de Lorraine, l’ex-ADVMM,
dont Jacques Chérèque est le père dévoué, cet investissement a été inséré
dans une logique plus large, au plan communal mais aussi au plan supra-communal
car le pays du Val de Lorraine nous permet de nous positionner en cohérence
avec le développement tout entier d’un bassin de vie et dans ses choix stratégiques. |
Les discours |
L'inauguration |