
*Allocution du maire Mr Didier Bianchi .
|
Monsieur le Sous Préfet Madame la Députée, M le conseiller général, Madame, messieurs les maires, Mmes et MM les conseillers municipaux Mmes MM les présidents d’associations) Mesdames, messieurs,
Au delà des vœux de santé, bonheur et prospérité que je formule pour chacun d’entre vous et pour vos familles, j’aspire a connaître et défendre un monde de paix et d’équité, sans lesquelles notre société ne peut évoluer avec humanité.
Cette nécessaire solidarité est aujourd’hui bien mise à mal. Les risques de conflit en Irak qui, sous le masque de la lutte contre le terrorisme, relèvent bien plus de la volonté de contrôle des champs pétrolifères, le problème récurrent de l’immigration clandestine très temporairement réglée par la fermeture de Sangatte, mettent en évidence une nécessaire solidarité au niveau européen et mondial.
Nous ne pourrons résoudre durablement les ruptures sociales qu’en acceptant l’idée d’exporter notre bien vivre en mettant en œuvre les conditions de développement de ces pays pour rendre la vie de leurs habitants tout simplement possible. J’ai été très frappé, il y a quelques semaines, par le propos d’une jeune immigrée roumaine venant d’être libéré après une incarcération qui faisait suite à une rafle massive en région parisienne qui a défrayée la chronique en décembre dernier. Ces gens vivaient dans des conditions sanitaires effroyables, dans le froid, sous alimentés, évidemment en situation administrative irrégulière. Malgré tout cela, cette jeune femme disait qu’ici au moins, on peut vivre, malgré tout. Pas en Roumanie. Il était exclus pour elle de retourner là-bas.
Lorsqu’on se trouve devant une telle situation, il n’y a pas d’autre solution pour nous, pays riches, que de donner les moyens d’une mise à niveau de ces états exangues qui ne peuvent survenir à leurs propres besoins. En clair, nous devons payer. Payer pour investir et assurer du développement économique. Payer pour que des hommes, des femmes, des enfants puissent vivre décemment, pour que l’obligation de partir ne poussent pas au dehors de leurs frontières des gens qui n’ont plus rien à perdre. Au delà de la simple justification morale, cela relève pour nous d’une nécessité interne socialement indispensable.
L’action politique que nous menons au plan communal et intercommunal, s’appuie sur cette vision de solidarité, bras de levier d’un développement futur. Il n’y a pas de progression et d’avenir sans partage, et ce que nous faisons doit profiter à tous. Cela se traduit au plan communal par la poursuite de nos missions fondamentales, en matière d’action sociale, scolaire, vis à vis de la jeunesse, conformément aux engagements que nous avons pris.
Nous suivons sereinement notre programme municipal. Le premier investissement lourd du mandat s’est réalisé comme prévu en 2002, je veux parler de la restructuration complète de l’école maternelle Françoise Dolto qui sera complété en 2003 comme prévu par la réhabilitation de l’école Georges Brassens.
Le processus de requalification du quartier du Rond Chêne est également largement engagé. Il s’agit d’une approche lourde sur la rénovation de ce quartier rendu possible par la remise en force du dossier de route de contournement de Frouard, désormais relancé grâce aux actions conjuguées des maires des deux communes et des deux conseillers généraux Jean Loctin et Jean-Marie Ulrich que je veux remercier ici.
La méthode engagée sur ce dossier Rond Chêne, pilotée par le Pays du val de Lorraine, associe étroitement les habitants à la définition du projet. Il s’agit bien d’une co-construction, tous acteurs confondus, ce qui me paraît la meilleure garantie d’un succès futur.
Cette méthode, sans doute de façon différente, sera également la règle pour l’élaboration du projet Lerebourg. Nous avions déjà engagé une pré-réflexion sur ce que pourrait être ce futur ensemble qui verra la construction de la salle des fêtes, autre investissement important du mandat et qui revêt un caractère prioritaire. Mais il faut concevoir plus loin. Cette réflexion va pouvoir bientôt démarrer, bien que, à cette heure, l’acquisition ne soit toujours pas réalisée. Le bout du tunnel apparaît cependant et l’entreprise propriétaire manifeste maintenant une volonté forte d’aboutir rapidement à la cession.
L’acquisition de ce site, avec le concours de l’Etablissement Public Foncier Lorrain est à rapprocher de l’étude lancée depuis quelques semaines sur des fonds communauté de communes, Etat et Région et qui est pilotée là encore par le Pays du val de Lorraine. Il s’agit de la définition d’un schéma directeur d’aménagement du quartier bas de la vieille ville qui va du site Lerebourg jusqu’à la place de l’ancien port laquelle devra être aménagée et avoir la qualité d’une entrée de ville. Bien entendu, nous parlons d’un schéma directeur, il ne s’agit pour l’instant de passer aux réalisations concrètes. Mais il est nécessaire de constituer un fil directeur qui nous permette, dans les années à venir, de rester cohérent dans une stratégie d’ensemble.
Les voiries vous le savez sont traitées désormais par la communauté de communes, à l’exclusion des trottoirs qui restent de compétence communale. Nous nous sommes engagés à réaliser des travaux sur la Champagne et à terminer la réfection des rues de Toulaire, ce qui sera réalisé, comme promis, dès que les travaux GDF seront terminés, ainsi que les rue Mozart et Bach, au Rond Chêne. Nous reprenons également les voiries du Vert Village dans des conditions les plus satisfaisantes pour les habitants.
Une étude est lancée avec la communauté de commune pour la rénovation de la route de Pompey qui prenne en compte les aspects sécurité, ainsi que pour la réalisation des trottoirs qui devront être réalisés pour la fin du mandat.
Les voiries m’amènent donc tout naturellement à parler d’intercommunalité.
A l’occasion des vœux de mes collègues du bassin, j’ai pu apprécier à quel point la part réservée à notre communauté de communes était importante. Tous ont relevé l’indispensable complémentarité entre commune et intercommunalité, tous en ont montré leur engagement et son utilité pour l’avenir.
Vous ne vous étonnerez donc pas que je réserve moi aussi une partie de mon propos à la communauté de communes du bassin de Pompey.
D’abord pour exprimer une crainte qui s’adresse au Gouvernement et que je vous demanderai, Mme la députée, de bien vouloir relayer.
Alors que l’acte II de la décentralisation inscrit les régions dans la constitution, des interrogations pèsent sur l’intercommunalité qui risquerait de passer à la trappe dans la réforme annoncée.
Vingt ans après les lois Deferre, quatre ans après la loi Chevènement, saluées par tous les protagonistes de la décentralisation, il me paraît grave de ne pas positionner les intercommunalités et les Pays au centre de cette réforme pour donner un nouvel élan a la décentralisation. C’est pourquoi je demande à notre parlementaire d’être vigilante sur la réforme des finances locales qui se prépare, en particulier celle de la DGF, et qui est fondamentale pour garantir aux intercommunalités les ressources nécessaires à la poursuite de leur mission.
Cependant, et malgré cet environnement législatif qui apparaît aujourd’hui incertain, notre intercommunalité progresse sur le terrain. En effet, en 2002, nous avons travaillé pour évoluer dans le sens d’une plus grande proximité avec la population a travers la prise en charge de nouveaux services, par exemple en matière de petite enfance et de voiries, tout en restant attentif a la qualité des services de transports en commun et de collecte des déchets ménagers.
Désormais à 12 avec l’arrivée parmi nous de Montenoy et de Lay St Christophe, nous agissons aussi vers une plus grande complémentarité d’actions et de moyens entre les communes et l’intercommunalité pour accroitre la qualité des services publics locaux, les assurer a moindre cout et avec plus d’efficacité.
2003 sera l’année de l’action en faveur de l’insertion et l’emploi : une compétence nouvelle en cours de définition dont la première intervention sera l’hébergement du CIEDIL dans le cadre du programme d’extension du CAREP, un atelier particulier leur sera réservé afin de pérenniser cette structure dont la mission d’insertion est fondamentale et le savoir faire dans le travail de l'acier est reconnu. Une réflexion va par ailleurs être engagée pour permettre à Cultures et Partages de disposer des moyens nécessaires à son action.
Le rapprochement des deux missions locales de Pont-a-Mousson et de Pompey me semble en outre un prémisse a la construction d’un pôle emploi-insertion de bassin, assurant une meilleure adéquation entre les offres et les demandes d’emploi exprimées localement.
La dimension sociale sera d’ailleurs permanente dans le développement de nos missions, comme par exemple dans le domaine de la gestion et la valorisation des déchets, un partenariat avec ENVIE pour le réemploi des équipements électroniques et électriques en fin de vie vient d’être conclu. L’objectif est double : par un geste de tri citoyen et écologique, nous réaliserons sur notre territoire un acte majeur d’insertion en faveur de ceux qui ont besoin de nous.
La prévention et la lutte contre la délinquance préoccupent tous les maires, conscients que seules des actions coordonnées a l’échelle du bassin avec des moyens renforcés seront efficaces. Le conseil intercommunal de sécurite et de prévention de la délinquance sera prochainement constitué avec, a l’étude, la création éventuelle d’une police intercommunale et le développement d’actions de médiation et d’ilotage dans les quartiers.
Une maison de l’enfance hébergeant une structure collective multi-accueil (crèche / halte-garderie) sur notre bassin, pour accueillir les jeunes enfants est en cours de définition pour une mise en service fin 2004, début 2005. Là encore, la méthode de définition du projet que nous avons choisi repose sur une forte participation des acteurs de la petite enfance : CAF, Conseil général, élus des communes, mais aussi représentant d’associations et des assistantes maternelles privées. Tous ont leur place dans ce projet qui modifiera considérablement la vie quotidienne des familles de notre bassin.
Notre intercommunalité agira également dans le sens d’une plus grande "ouverture" sur l’espace du Pays du Val de Lorraine, avec qui nous travaillons en cohérence et en étroite collaboration, dans le cadre du contrat de pays qui va prochainement être signe entre l’Etat et la Région et dans lequel s’inscrit parfaitement le bassin de Pompey.
L’élaboration du SCOT dans lequel nous sommes partie prenante avec le conseil de développement du val de lorraine et l’Adéval est une occasion unique d’ouvrir notre territoire a la concertation et s’appuyer sur les atouts de chacun, afin d’être un territoire plus fort et compétitif dans l’environnement européen de demain.
Son démarrage est un peu lent, et n’est pas sans poser des interrogations, mais nous ne désespérons pas de réussir a travers des schémas de secteurs a l’échelle du val de lorraine, pour construire les fondations d’un territoire dynamique das ce grand espace de projet qu’est le Val de Lorraine, entre les deux métropoles lorraines.
L’élaboration d’un plan de déplacement urbain va être formalisée dans les prochains mois sur le bassin de Pompey, afin d’améliorer les axes de circulation et palier les nuisances liées a l’accroissement du trafic. Cette question est fondamentale pour ne pas ralentir le dynamisme socio-économique de notre bassin et présenter a ses habitants un cadre de vie de qualité.
Pardonnez-moi d’avoir été un peu long, mais aujourd’hui, vous aviez deux intervenants pour le prix d’un. Je vais donc m’empresser de passer la parole à mme Nadine Morano, députée de la circonscription, après vous avoir renouvelé tous mes vœux pour cette nouvelle année.
|